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Refus d'assurance emprunteur pour raison médicale : les solutions 2026

Un refus ou une surprime élevée à cause de votre santé n'est presque jamais une impasse. Convention AERAS, droit à l'oubli, courtiers spécialisés : voici vos droits et les solutions concrètes.

Mis à jour juin 2026 8 min de lecture Par les experts RéassurezVous
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Recevoir un refus d'assurance emprunteur ou une surprime importante à cause de son état de santé est décourageant — d'autant que la banque conditionne le prêt à cette assurance. Pourtant, un refus d'un assureur n'engage que cet assureur : d'autres acteurs, des dispositifs légaux et des contrats spécialisés permettent presque toujours de trouver une solution. Voici comment vous y prendre.

Pourquoi un refus pour raison médicale ?

Lorsqu'un questionnaire de santé est exigé, l'assureur évalue le risque qu'il prend en vous couvrant. Selon vos antécédents (cancer, maladie cardiovasculaire, diabète, pathologie psychiatrique, obésité sévère, VIH…), il peut réagir de trois façons :

Point essentiel : chaque assureur a sa propre politique de risque. Un refus chez l'un ne préjuge en rien d'un refus chez les autres. C'est tout l'intérêt de comparer plusieurs compagnies, notamment celles spécialisées dans les profils dits « à risque aggravé ».

Rappel loi Lemoine
Si le capital assuré par tête est inférieur à 200 000 € et que le prêt est remboursé avant vos 60 ans, aucun questionnaire de santé ne peut vous être demandé. Dans ce cas, votre état de santé ne peut pas justifier un refus ni une surprime.

La convention AERAS : votre principal levier

La convention AERAS — « s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé » — a précisément été conçue pour les personnes que leur santé pénalise. Signée entre les pouvoirs publics, les banques et les assureurs, elle organise un examen approfondi et progressif de votre dossier.

Un examen en trois niveaux

Niveau 1 — Examen standard

Votre dossier est étudié selon la procédure habituelle de l'assureur. Réponse au tarif standard ou avec une surprime modérée.

Niveau 2 — Examen médical approfondi

Si le niveau 1 n'aboutit pas, le service médical spécialisé de l'assureur réétudie le dossier de manière individualisée. Une couverture, parfois avec surprime, peut être proposée.

Niveau 3 — Pool des risques très aggravés

En dernier recours, un dispositif mutualisé entre assureurs examine les dossiers les plus complexes pour garantir un accès à l'assurance.

La convention prévoit aussi un écrêtement des surprimes pour les emprunteurs aux revenus modestes : au-delà d'un certain seuil, une partie de la surprime peut être prise en charge, afin que l'assurance reste accessible. Pour en bénéficier, l'opération doit respecter les conditions AERAS (montant, durée, âge en fin de prêt).

Un refus ou une surprime élevée ?

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Le droit à l'oubli : ne plus déclarer certaines maladies

Le droit à l'oubli permet de ne plus mentionner certaines pathologies passées dans le questionnaire de santé. Depuis la loi Lemoine de 2022, ce délai a été ramené à 5 ans après la fin du protocole thérapeutique (sans rechute), contre 10 ans auparavant.

Il s'applique notamment aux cancers et à l'hépatite C. Si vous êtes dans cette situation, l'assureur ne peut ni vous demander d'information sur cette ancienne pathologie, ni appliquer de surprime ou d'exclusion à ce titre. Pour d'autres maladies chroniques, une grille de référence AERAS fixe des conditions d'assurance encadrées (délais, surprimes plafonnées) qui évoluent régulièrement.

Bon réflexe
Avant de remplir un questionnaire de santé, vérifiez si votre situation relève du droit à l'oubli ou de la grille AERAS. Une déclaration inutile peut entraîner une surprime que la loi ne vous impose pourtant pas.

Vos solutions concrètes, étape par étape

  1. Ne signez pas dans la précipitation. Un refus d'un assureur n'est pas un refus du marché. Prenez le temps de comparer.
  2. Sollicitez des assureurs spécialisés. Certaines compagnies sont expertes des risques aggravés et proposent des conditions là où une banque classique refuse.
  3. Vérifiez le droit à l'oubli et la grille AERAS. Vous n'avez peut-être pas à déclarer ce qui motive le refus.
  4. Optimisez la quotité. Pour un couple, répartir différemment la couverture entre les deux têtes peut débloquer un dossier.
  5. Passez par un courtier. Un courtier spécialisé connaît les politiques de risque de chaque assureur et oriente votre dossier vers celui qui l'acceptera, souvent au meilleur tarif.

Recours, médiation et délais de réponse

Si vous estimez le refus injustifié ou la surprime disproportionnée, plusieurs voies existent : demander par écrit la motivation détaillée du refus, solliciter une nouvelle étude au titre d'AERAS, ou saisir la commission de médiation AERAS compétente pour les litiges relevant de la convention. La banque, de son côté, ne peut refuser une délégation d'assurance que pour défaut d'équivalence de garanties — pas en raison de votre santé si un contrat conforme lui est présenté.

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Questions fréquentes

Que faire en cas de refus d'assurance emprunteur pour raison médicale ?+
Un refus n'est jamais définitif : il n'engage que l'assureur concerné. Sollicitez d'autres compagnies, faites jouer la convention AERAS, vérifiez le droit à l'oubli, et passez par un courtier spécialisé dans les risques aggravés. Une solution existe presque toujours, parfois à un tarif inférieur au refus initial.
Qu'est-ce que la convention AERAS ?+
AERAS signifie « s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé ». Elle facilite l'accès à l'assurance de prêt pour les personnes ayant un problème de santé, via un examen du dossier en trois niveaux, et prévoit un écrêtement des surprimes pour les revenus modestes.
Le droit à l'oubli s'applique-t-il à mon ancienne maladie ?+
Le droit à l'oubli concerne notamment les cancers et l'hépatite C, 5 ans après la fin du protocole thérapeutique sans rechute (depuis la loi Lemoine). Vous n'avez alors plus à déclarer la pathologie, et l'assureur ne peut ni la demander, ni appliquer de surprime à ce titre. D'autres maladies relèvent de la grille de référence AERAS.
Une surprime peut-elle être réduite ou plafonnée ?+
Oui. En comparant plusieurs assureurs, une surprime élevée chez l'un peut être nettement inférieure chez un autre. De plus, le mécanisme d'écrêtement AERAS peut plafonner la surprime pour les emprunteurs aux revenus modestes respectant les conditions de la convention.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil médical ou personnalisé. Les dispositifs AERAS et le droit à l'oubli évoluent ; vérifiez les conditions en vigueur. RéassurezVous — Cabinet de courtage en assurances, ORIAS n°22002745. Dernière mise à jour : juin 2026.